Ma stratégie marketing complète pour ne plus dépendre des réseaux sociaux

Cet écrit est un exemple de notre newsletter hebdomadaire, si ce contenu te plaît, alors je t'invite chaudement à t'inscrire en cliquant ici.

Je vous l’avais promise, la voici : la stratégie que je mets en place pour quitter les réseaux sociaux.

J’ai fait une longue vidéo de 14–15 minutes pour tout vous expliquer dans le détail, avec des schémas, un partage d’écran des outils que je mentionne et les chiffres concrets sur lesquels je me base. Je vous invite très chaleureusement à la visionner pour comprendre ma réflexion en profondeur.

Voici tout de même les grandes lignes de ce que je mets en place depuis l’amorce de mon départ.

Étape 1 : embarquer mon audience

Cela fait presque dix ans que je publie sur les réseaux sociaux.

Pendant tout ce temps, j’ai développé une belle audience de gens formidables — comme toi FIRST NAME — qui suivent mon travail.

Entre les différents réseaux sur lesquels j’ai pris la parole, cela représente selon mes estimations environ 12 000 personnes (notamment sur LinkedIn et Instagram).

En quittant les réseaux, une grande partie de ces personnes qui ont pourtant choisi de me suivre ne verraient plus mes publications.

Le nombre exact ?

Autour de 8 000 personnes (la différence entre environ 12 000 abonnés sur les réseaux et les ~4 000 personnes inscrites à cette newsletter).

Naturellement donc, mon premier enjeu a été d’embarquer une partie de ces 8 000 abonnés des réseaux vers ma liste e-mail.

Pour cela, pendant ma semaine d’annonce, j’ai multiplié les appels à l’action pour leur donner de bonnes raisons de s’inscrire.

Mais ça, c’était bien pour la semaine de transition. Pas pour la suite.

J’ai donc également travaillé à optimiser mes profils pour que toute personne qui tombe dessus après mon départ ait les informations nécessaires pour me retrouver ailleurs.

Pour le faire de manière efficace sur Instagram, j’ai enfin sauté le pas de l’abonnement payant à ManyChat, un outil qui permet d’automatiser un certain nombre de choses (comme l’envoi automatique d’un lien en message privé lorsqu’une personne commente un mot-clé sous une publication).

Un exemple d'automatisation créée sur ManyChat pour Instagram

J’ai notamment mis en place :

  • Un message automatique envoyé à tous les nouveaux followers
  • Une réponse automatisée à certains messages privés
  • Des liens envoyés en commentaire sous des posts épinglés

En deux semaines, ces automatisations ont touché plusieurs centaines de personnes sur les réseaux, et j’ai déjà réussi à embarquer 400 personnes vers ma liste e-mail (soit +10 % de la taille actuelle de ma liste).

Étape 2 : la meilleure expérience newsletter possible

Une fois que j’ai réussi à convaincre les personnes de quitter les réseaux pour me suivre ailleurs, la prochaine chose que je dois faire, c’est leur donner raison. Faire en sorte qu’elles soient ravies d’avoir pris cette décision de venir suivre mon contenu ici.

La seconde étape logique de ma stratégie, c’est donc de faire en sorte que l’expérience que je propose dans cette newsletter soit la meilleure possible.

Pour ça, il y a deux vecteurs.

Le premier, c’est évidemment de faire en sorte que le contenu que je partage ici soit le meilleur contenu possible. L’idée, c’est que ce soit très utile, qu’à chaque fois que tu lises la newsletter, tu te dises : “Waouh, il y avait quelque chose de vraiment intéressant que j’en ai tiré.”

Raison pour laquelle, notamment ici, je vais dans le détail de la stratégie que je mets en place. C’est un exemple de contenu que je pense utile pour toi en tant que lecteur ou lectrice.

La deuxième chose, c’est que cette newsletter fasse vivre quelque chose émotionnellement parlant. L’idée, c’est qu’on puisse se connecter d’humain à humain à travers ces écrits, et que ce ne soit pas simplement une collection de mots ou une newsletter parmi tant d’autres que tu pourrais recevoir.

On a envie de construire un lien ici, ensemble.

Donc utilité et émotion sont les deux choses sur lesquelles je vais miser, et essayer de produire le contenu le plus approfondi, le plus fouillé, le plus concret possible pour que tu prennes du plaisir à me lire.

Le second enjeu, pour que cette expérience soit vraiment pertinente, c’est d’approfondir la personnalisation.

Pour ça, il y a un chantier que j’ai déjà attaqué, mais que je vais approfondir beaucoup plus, et sur lequel je n’ai jamais vraiment travaillé depuis que j’envoie une newsletter. (Oui, clairement, je suis un mauvais élève là-dessus.)

Ce chantier, c’est celui de la segmentation.

La segmentation, qu’est-ce que c’est ?

C’est organiser sa liste en plein de petits morceaux selon différents critères, qui permettent d’envoyer le bon contenu à la bonne personne.

Par exemple :

  • Un critère géographique : à quel endroit se trouvent les personnes qui me lisent. Si j’organise un événement à Bordeaux, je peux envoyer un email uniquement aux personnes qui sont à Bordeaux ou à proximité, plutôt qu’à quelqu’un qui vit au Québec.
  • Une segmentation par centre d’intérêt.
  • Une segmentation par niveau d’avancée entrepreneuriale.

Ce n’est pas pertinent d’envoyer un email sur “comment trouver ses premiers clients” à quelqu’un qui est à son compte depuis 15 ans. Elle se dirait qu’elle lit quelque chose qui ne la concerne pas.

De la même manière, ce n’est pas pertinent d’envoyer un email sur “comment déléguer pour la première fois” à quelqu’un qui n’a jamais encore signé une seule mission.

Segmenter ma base de données va m’aider à garantir pour toi l’expérience la plus sur mesure possible, en fonction de tes besoins et de tes enjeux.

D’ailleurs, un email arrive cette semaine où je vais te demander un peu plus d’informations. Garde ça en tête, parce que ça me permettra de t’envoyer des ressources gratuites pertinentes pour ta situation et ton avancée.

La dernière chose importante pour que cette expérience par mail soit vraiment positive, c’est que je sois beaucoup plus disponible pour répondre aux mails, et qu’on puisse créer un échange dans les deux sens.

J’aime écrire ma newsletter, l’envoyer, que vous la lisiez. Mais ce que je préfère encore, c’est savoir comment mes mots et ce que je partage ici font écho pour chacun et chacune d’entre vous.

J’adore quand on me répond.

J’ai souvent été frustré de ne pas réussir à répondre de manière qualitative à toutes les réponses que je recevais. Et là, c’est vraiment quelque chose sur lequel j’ai envie d’optimiser.

Le but de cette newsletter, c’est de créer une relation avec toi.

Et pour qu’une relation se développe, c’est encore mieux quand on se répond, quand on s’écrit, quand on approfondit.

J’ai donc décidé d’investir dans un outil qui m’aide à beaucoup mieux gérer ma boîte mail. Cet outil s’appelle Superhuman. Et pour la première fois depuis trois ou quatre ans, grâce à cet outil, j’ai atteint ce qu’on appelle l’inbox zéro : c’est-à-dire le moment où je n’ai plus aucun mail en attente.

C’est assez incroyable pour moi.

Je te glisse un lien pour aller jeter un coup d’œil et peut-être tester Superhuman pendant un mois gratuitement si gérer ta boîte mail est aussi un enjeu pour toi.

Étape 3 : un espace conversationnel individuel

Troisième et dernière étape de ma stratégie : un espace conversationnel pour échanger en individuel.

J’ai déjà commencé à toucher à ça via les mails et Superhuman, mais il y a beaucoup de personnes avec qui je discutais par messages vocaux sur Instagram, ou en messagerie LinkedIn.

Et globalement, j’ai envie de conserver cette dimension-là.

J’adore ces interactions un peu plus légères par MP ou par vocaux, qui ne sont pas possibles dans une boîte mail.

L’enjeu, pour conserver cet espace avec les personnes avec qui je développe les relations les plus proches, c’est de centraliser ces conversations sur notre espace communautaire gratuit : la Maison des Horizons.

Capture d'écran de l'intérieur de la communauté de freelances de la Maison des Horizons

Cette communauté permet la messagerie privée, les vocaux, et la discussion directe. Je l'ai crée avec un outil incroyable qui s'appelle Mighty Networks.

C’est aussi là que je vais partager les bribes de contenu que j’aurais auparavant publiées sur les réseaux en format court.

Je vais tenter de tout centraliser sur cette plateforme.

D’ailleurs, si tu n’as pas encore de compte, tu peux le créer ici.

La grande question : l’enjeu de la découvrabilité

Le dernier enjeu de ma stratégie — et celui que je n’ai pas encore totalement résolu, même si j’ai différentes pistes de réflexion qui s’ouvrent à moi — c’est l’enjeu de la découvrabilité.

Jusqu’alors, les réseaux sociaux étaient une des façons dont les personnes découvraient mon travail et entraient en lien avec moi.

Aujourd’hui, il va falloir que je trouve de nouvelles façons de fonctionner sur cette partie-là.

Pour ça, j’ai tout un tas de pistes et d’idées : certaines que j’ai déjà commencé tranquillement à enclencher, d’autres que je n’ai jamais expérimentées. Et je n’ai pas encore statué sur ce que je vais prioriser, parce que j’ai aussi envie de voir ce qui se passe dans les prochaines semaines sur les trois premières étapes.

Mais voici, en vrac, les sujets sur lesquels je réfléchis.

1) Conserver YouTube dans mon écosystème

YouTube reste un réseau social, oui.

Mais c’est un réseau social qui pompe beaucoup moins mon attention et mon énergie, pour une raison très simple : je n’ai pas l’habitude de scroller sur YouTube.

Et surtout, c’est beaucoup plus facile de publier sur YouTube depuis YouTube Studio : je n’ai pas besoin de l’appli sur mon téléphone, je peux faire ça depuis l’ordinateur, point.

Et puis YouTube, historiquement, ce n’est pas vraiment “un réseau social” au sens Instagram / LinkedIn : c’est aussi un moteur de recherche (un peu comme Google).

Donc je réfléchis à comment conserver YouTube comme canal “discoverable”, sans retomber dans une relation toxique d’attention.

2) Le référencement naturel (SEO) sur le site

Dans la même dynamique : le référencement naturel.

Vous l’avez certainement vu sur le nouveau site : on a une grosse partie média avec des articles, et j’ai envie de travailler le SEO de ces contenus pour que des personnes qui font des recherches sur Google puissent tomber sur notre travail.

Donc ce premier vecteur “YouTube + Google / SEO”, c’est une piste forte.

Mais il y a une inconnue en ce moment : comment le SEO va évoluer avec l’arrivée massive des IA.

Parce que beaucoup de gens font maintenant leurs recherches sur une IA plutôt que sur Google, et je ne sais pas encore comment on va “résoudre” ça — ni comment ça va bouger.

Mais c’est une des pistes que je vais tester.

3) Recommandation / affiliation

La seconde piste que j’entrevois, c’est une piste de recommandation ou d’affiliation.

Je ne rentre pas dans le détail ici, parce que je pense faire une newsletter dédiée à un moment donné, mais je commence à expérimenter quelque chose de simple :

remercier et récompenser les personnes qui partagent mon travail, nos événements, et qui redirigent leur propre communauté vers nos contenus / produits.

Avec différents systèmes de récompense.

Je reviendrai dessus.

4) Collaborations

Ensuite, évidemment : les collaborations.

Passer sur les podcasts des un·es et des autres. Écrire des newsletters pour d’autres newsletters. Faire en sorte, globalement, d’être mentionné par mes pairs dans l’écosystème — pour être découvert par leur communauté.

C’est une piste classique, mais qui fonctionne, et que j’ai envie de pousser davantage.

5) Discovery via des outils orientés newsletters (Substack / Beehiiv)

Il y a aussi une piste “discoverability newsletter” : Substack, Beehiiv, etc.

Je n’ai jamais vraiment expérimenté ces outils, et j’ai une petite réticence à démarrer un nouvel outil (vous me connaissez).

Mais je sais que beaucoup de gens utilisent Substack, par exemple, justement pour être découvert·es par de nouvelles personnes qui cherchent des newsletters à lire.

Donc je garde ça dans ma tête comme une piste possible, sans avoir encore tranché.

6) Publicité payante

Et la dernière piste — qui n’est pas ma préférée, mais qui reste potentiellement pertinente — c’est la publicité payante.

Idéalement, j’aimerais ne pas nourrir financièrement Meta & co.

Mais c’est aussi une stratégie qui peut être très efficace.

Et surtout, ça pourrait me permettre un compromis : ne pas être présent activement sur les réseaux, ne pas m’y connecter, ne pas les consommer… tout en touchant des personnes qui y sont présentes, via de la pub.

Donc je la garde comme option future.

Voilà toutes mes pistes sur la découvrabilité.

Je vous tiendrai au courant ici de ce sur quoi je finis par statuer, et surtout de ce qui fonctionne le mieux — parce que je commence à traquer de manière plus spécifique d’où viennent les personnes qui me lisent, et ce qui m’apporte de nouvelles personnes.

Mais clairement : avec une stratégie sans réseaux sociaux, la découvrabilité reste un des enjeux majeurs.

Voilà, j’arrive au bout de ce que j’avais envie de partager sur la stratégie que je mets en place pour quitter les réseaux sociaux en termes de marketing, de communication et d’outils.

J’espère que tu as trouvé ça intéressant.

Je serais très curieux d’avoir ton avis. Et je pense que je ne suis pas le seul à vouloir entendre d’autres retours d’expérience sur ce sujet.

Du coup, j’ai décidé d’ouvrir une conversation en intelligence collective dans la communauté. L’idée, c’est que chacun et chacune puisse partager son point de vue : comment quitter les réseaux, comment les utiliser sans s’y épuiser, comment faire pour qu’ils ne nous coûtent pas autant d’énergie et d’attention.

Je vais partager cette newsletter dans la communauté et proposer aux personnes qui le souhaitent de rebondir, d’abonder, et de lancer une vraie discussion collective.

Si tu as envie d’en faire partie, tu peux créer un compte gratuit ici.

Un grand merci de m’avoir lu.

Ce contenu te plaît ?

couvre notre newsletter

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique.

Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.

Plus de contenus

Vente
March 9, 2026

Comment augmenter ses tarifs avec des clients existants ?

Marketing & Communication
February 17, 2026

Je quitte les réseaux sociaux : voici pourquoi

Posture et parcours entrepreneurial
February 4, 2026

Bilan 2025 : Ce que j’ai cru être ma pire année entrepreneuriale