Tellement de freelances courent après un mirage !
Tu sais duquel je parle ?
C’est le mirage de la productivité.
Tu te demandes peut-être pourquoi je parle de mirage n’est-ce pas ?
Avant tout, je pense qu’on devrait poser une définition de ce qu’est cette fameuse « productivité ».
Partons explorer le sujet ensemble !
Une définition économique de la productivité
Une petite recherche wikipédia nous donne la définition suivante :
« En économie, la productivité entend mesurer le degré de contribution d’un ou de plusieurs facteurs de production (facteurs matériels consommés ou facteurs immatériels mis en œuvre) à la variation du résultat final dégagé par un processus de transformation. »
Kézako ?
On apprend là plusieurs choses :
- La « productivité » est une unité de mesure
- Elle confronte les différents éléments utilisés pour créer un résultat pour savoir lequel a le plus d’impact dans une évolution positive du résultat en question
Prenons un exemple sur notre vie de freelance. Imaginons que nous soyons en train d’écrire un article pour un·e client·e. On va dire que notre objectif c’est d’écrire un article de 5000 mots sur un sujet bien précis, et que la demande c’est que l’article soit très sourcé (disons 15 références bibliographiques, histoire d’être bien intense).
La mesure économique de notre productivité, selon la définition, consistera donc en le fait de regarder quels sont les éléments qui contribuent le plus au fait d’écrire un article de 5000 mots avec 15 références bibliographiques.
Est-ce que c’est le fait d’avoir un MacBook Pro 15 pouces ? Est-ce que c’est le fait d’avoir écrit 154 articles par le passé ? Est-ce que c’est le fait d’être spécialisé·e dans le sujet traité par l’article en question ? Intéressant tout ça.
Productivité = ressources + résultats
Qu’est-ce qu’on en retient donc de cette première définition ?
- Dans notre quotidien de freelances, nous avons tous des objectifs, et pour les atteindre nous devons produire des choses.
- Pour produire ces choses, nous utilisons des ressources (notre temps, notre expérience, nos pensées, notre énergie, …).
- Ce qui veut dire qu’en observant quelles sont les ressources qui contribuent le plus au résultat que nous recherchons, on serait donc capable d’optimiser notre productivité pour arriver plus vite au résultat recherché.
Une deuxième définition, plus concrète
La prochaine définition (j’ai fait simple, j’ai pris la prochaine ligne dans Google 🤷🏻♂️) est celle qu’on trouve sur le site de l’INSEE :
« En économie, la productivité est définie comme le rapport, en volume, entre une production et les ressources mises en œuvre pour l’obtenir. »
Nouvel élément pour éclairer notre analyse ! Reprenons notre exemple au-dessus pour l’article. Avec cette nouvelle définition, on en apprend plus sur la manière de mesurer la productivité en posant des chiffres sur le volume de ressources nécessaire à la réalisation de l’article.
On pourrait donc avoir quelque chose du genre :
Pour 1 article de 5000 mots avec 15 références bibliographiques il me faut :
- 7h de recherches et de lectures
- 10h d’écriture
- 2h d’entretien avec mon·ma client·e
Avec ces informations, augmenter sa productivité reviendrait donc à diminuer le nombre de ressources nécessaires pour obtenir le même résultat, sans en diminuer la qualité. Et c’est justement là que les choses deviennent intéressantes ! J’en profite pour revenir à mon histoire de mirage. (T’arrives à suivre ?)
C’est quoi le mirage de la productivité ?
Je vois tellement de freelances essayer de devenir « plus productif·ves » en partant à la recherche de hacks, du nouvel outil à la mode, ou de méthodes miracles. Iels se disent qu’il existe quelque chose qui changera tout.
Quand iels découvrent un nouvel outil, iels se disent « ENFIN ! Avec ça, je vais enfin être organisé·e et productif·ve ». Mais c’est un mirage.
Est-ce que ça t’est déjà arrivé ? De sauter d’outil en outil ? De méthode en méthode ? Sans jamais vraiment « devenir plus productif·ve » ?
C’est normal, et d’ailleurs si ça a été ton cas par le passé c’est une bonne nouvelle.
« Hein ? Thomas tu me dis que c’est un mirage mais que j’ai bien fait de tomber dedans ? »
Oui oui, donne moi un instant pour t’expliquer. Il faut que tu comprennes une chose. Tu ne pourras jamais te dire : « Ça y est, c’est bon, je suis productif·ve ! » 💪🏻
Comme avec toutes les choses de la vie, devenir plus productif·ve est un chemin itératif et changeant.
Tu peux tendre vers une meilleure productivité oui, mais tu ne seras jamais arrivé·e une bonne fois pour toutes. Tu auras des hauts, des bas, des plateaux, des fluctuations et d’innombrables autres mots qui illustrent le changement.
Mais à la lumière des définitions que l’on a explorées ensemble dans cet article, laisse moi quand même te donner quelques clés de lecture de fond pour travailler ta productivité.
Clés pour améliorer durablement sa productivité
👉🏻 Être plus productif·ve, ça passe par de l’analyse et de la mesure
On l’a vu, la productivité c’est avant tout un outil de mesure. Pour optimiser ta capacité à produire et avancer vers tes objectifs, tu dois donc mettre en place des méthodes pour mesurer ce qui doit l’être.
Ce sont ces mesures qui te permettront de prendre des décisions et tirer des conclusions.
👉🏻 Être plus productif·ve, ça passe par la connaissance de soi
Il n’existe aucune méthode ou outil miracle qui fonctionne comme par magie pour tous les êtres humains.
Ce que j’applique à moi et mon activité pour être plus productif·ve a de grandes chances de te ralentir, et inversement. Tu dois développer ta capacité à t’observer, à mieux connaître ton propre fonctionnement, et être ouvert·e à l’expérimentation de nouvelles choses pour trouver la recette qui te va à toi.
👉🏻 Être plus productif·ve, ça passe par des habitudes qui soutiennent nos ressources internes
Pour être capable de produire, tu as besoin de ressources : ton temps, ton énergie, tes pensées (ou expérience), et potentiellement de l’argent.
Si tu n’as pas de ressources, tu ne peux pas produire. Augmenter ta productivité ça passe donc avant tout par le fait de protéger, prendre soin et développer ces ressources.
Si tu essaies d’écrire cet article alors que tu es épuisé·e, évidemment que ça te prend beaucoup plus longtemps que si tu es en pleine forme.
La productivité est une conséquence, pas une finalité
Ce que je veux que tu retiennes de cet article c’est que la productivité est une conséquence, pas une finalité.
Tu dois apprendre à identifier les choses dont tu as besoin pour augmenter ta capacité à être productif·ve pour ancrer ces changements de manière durable dans ton quotidien.
Si tu fais ça en t’observant tous les jours, en traitant la vie comme une grande expérience scientifique de connaissance de toi-même, l’heureuse conséquence sera une augmentation de ta productivité.
Comme par magie.
N’importe quel changement qu’on veut opérer dans son quotidien de freelance passe par le genre de prise de conscience de cet article, mais AUSSI la répétition.
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FAQ – Productivité en freelance
Pourquoi la productivité est-elle un mirage pour les freelances ?
→ Parce que beaucoup cherchent des outils ou des méthodes miracles, sans revenir à la base : la connaissance de soi, la mesure, et la protection des ressources internes.
Est-ce qu’on peut “devenir” productif·ve une bonne fois pour toutes ?
→ Non. La productivité est un chemin, pas un état fixe. Elle fluctue selon ton énergie, tes priorités, ton environnement.
Quels sont les vrais leviers de productivité ?
→ Mesurer ce qui est important, s’observer régulièrement, prendre soin de ses ressources, et créer ses propres repères plutôt que copier ceux des autres.
Pourquoi les outils ne suffisent-ils pas ?
→ Parce qu’ils ne tiennent pas compte de ton fonctionnement unique. Un outil n’est qu’un support : ce qui compte, c’est la façon dont tu l’utilises en lien avec toi-même.