“2025 était ma pire année business”
Ces dernières semaines et ces derniers mois je me suis beaucoup entendu dire que 2025, c'était ma pire année business, la plus dure à vivre depuis le début.
Au début, ça sonnait comme une évidence, mais petit à petit je me suis rendu compte qu’en réalité cette phrase revenait dans ma tête et mes paroles de façon assez automatique SEULEMENT basée sur le fait que j’ai vécu cette année - pour la première fois depuis que je suis à mon compte - une chute dans mon chiffre d'affaires.
Depuis que je me suis lancé fin 2016, le chiffre d’affaires de mon entreprise progresse chaque année. Cette progression ne suit pas le fantasme de la courbe exponentielle et explosive où ça grossit vite, ça n’a jamais été le cas, mais c’est tout de même d’année en année une croissance stable.
Cette augmentation annuelle, quand on la vit, on se raconte que c’est signe que “les choses vont dans la bonne direction” et donc que c’est souhaitable.
Alors quand, pour la première fois en presque 10 ans d'entrepreneuriat, je vois mon CA annuel baisser (et genre VRAIMENT baisser) je me suis donc raconté assez facilement que c'était la pire année business.
Mais vous vous en doutez, si j’écris cet article, c’est que je me rends bien compte que cette analyse est totalement imparfaite.
Oui, en 2025, mon chiffre d’affaires à diminué. Mais quand je m'arrête un peu pour réfléchir et prendre du recul, il y a énormément de choses positives qui se sont passées cette année dans mon entreprise au-delà de mon CA.
Beaucoup de ces choses, que je vais bien sûr détailler dans les lignes qui arrivent, ouvrent de nouvelles perspectives pour le futur qui peuvent être plus belles et plus grandes encore que les quelques dizaines de milliers d’euros qui ne sont pas entré dans le compte en banque de l’entreprise cette année.
Pour faire honneur à toutes ces choses, j’ai eu envie de prendre le temps d’une analyse plus factuelle, plus reposée, pour revenir sur toutes les choses qui comptent bien plus que la simple progression du chiffre d'affaires, ou même que la rémunération de l'entrepreneur que je suis.
C'est donc ce que je vais faire dans ce nouvel article de bilan annuel.
Une précision importante avant de commencer.
Vous ne trouverez pas ici une analyse exacte des raisons pour lesquelles mon chiffre d’affaires à baissé, ni des conséquences de cette baisse et des décisions que j’ai du prendre en réaction. J’aurais certainement l’occasion d’expliquer tout cela dans un autre contenu annexe.
L’idée centrale de cet article est de déconstruire ensemble l’idée selon laquelle une baisse de chiffre d’affaires serait nécessairement une mauvaise chose, et que si nous sommes dans cette réalité il n’y a QUE des inconvénients. Évidemment que dans certains cas, une baisse de CA peut mettre en péril notre capacité à prendre soin de nos besoins primaires (payer le loyer, la nourriture, …) et j’ai réussi à ne pas tomber dans cette réalité cette année (notamment grâce aux décisions de gestion prise en réaction à la baisse de CA).
L’expérience personnelle que je relate dans cet article n’est donc pas à prendre comme une généralité qui dirait que TOUTE baisse de CA peut-être analysée positivement. Mais plutôt comme une invitation, selon les cas, à ne pas se culpabiliser et s’auto-critiquer si jamais vous vous êtes retrouvés dans une situation vaguement similaire à la mienne : avoir une baisse de CA en 2025.

Il est irréaliste de croire que nos entreprises ne vivront JAMAIS de baisse des résultats financiers et qu’il n’y a que la croissance perpétuelle qui soit souhaitable.
Alors j’espère que cet article vous aidera à voir les choses autrement, et à mieux appréhender les potentielles années de baisse de CA que vous avez vécu, ou vivrez dans le futur.
Je vous souhaite une très belle lecture et je commence comme chaque année par une photo du contexte dans lequel j’écris ces lignes.
Contexte historique sur l'évolution de mon chiffre d'affaires
Pour démarrer cet article, voici un peu de contexte introductoire sur les chiffres de cette année, et ce qui me cause cette pensée automatique de “c'est la pire année”.
Vous l’avez déjà compris avec l’introduction de cet article, cette année pour la première fois depuis mes débuts d’entrepreneur en 2016, j’ai vécu une chute de mon chiffre d’affaires.
Si vous suivez mes articles bilans et le développement de mon entreprise depuis les dernières années, vous savez qu’en 2021, j'ai eu une grosse année de croissance pendant laquelle j’ai plus que doublé mon chiffre d'affaires (en passant d’environ 50 000€ HT à plus de 100 000€ HT).
Cette croissance vient notamment de mes premières formations en ligne qui commençaient à très bien fonctionner grâce à la forte satisfaction de mes client·es.
La phase de croissance stable
Depuis ce passage de la barre symbolique des 100 000€, il y a une volonté de restructuration de l’entreprise pour ne plus être seul aux commandes et passer en mode “multi-joueur” avec une équipe structurée autour de moi.
Chaque année depuis, il y a une croissance de chiffre d'affaires et différentes tentatives de structuration au niveau de l'équipe, des process, de la répartition des tâches, .. sans pour autant pour l'instant trouver le format qui débloquerait notre prochaine étape de développement (car oui, notre volonté est de continuer à croître pour des raisons que je pourrais expliquer plus longuement dans un autre contenu).
Mais malgré ces essais et erreurs de structuration, il y a toujours eu une progression globale du chiffre d'affaires.
Vous le voyez dans le schéma ci-dessous toutes les années précédentes on avance “dans le bon sens” (j’inclus volontairement des guillemets car c’est exactement cette forme que la phrase à prise dans ma tête - malgré le fait qu’un de mes objectifs dans cet article est de déconstruire l’idée que “le bon sens” égal forcément une croissance du CA).

Cette croissance annuelle, malgré le fait de ne pas encore trouver la bonne structuration interne, provient à mon sens de plusieurs facteurs :
- Notre capacité d’analyse des besoins du marché : notre proximité avec les membres de notre communauté et les autres acteurs de l’écosystème freelance nous permettent d’identifier les besoins exprimés et émergents à intégrer dans notre manière d’accompagner, comme par exemple le présentiel
- L’augmentation progressive de nos tarifs : c’est un des leviers naturels à exploiter pour augmenter son chiffre d’affaires, et cette augmentation de tarif arrive naturellement lorsque notre expertise et notre niveau de service progresse
- L’augmentation du nombre de client·es accompagnées en parralèle : une des grandes étapes de structuration par lesquelles nous sommes passées ces dernières annéees est le passage de 1 à 3 coachs dans l’équipe. Ce qui nous a permis d’augmenter la jauge max de nos accompagnements et notre capacité à suivre des client·es en coaching individuel.
- La récurrence de notre offre phare, le Mastermind SURF : une grande particularité de notre accompagnement c’est qu’il dure 2 années complètes. Ainsi, même si le recrutement des membres est étalé dans le temps, les versements mensuels se cumulent petit à petit et produisent une croissance stable du chiffre d’affaires.
- …
Toutes ces choses (et d’autres) me poussent à croire au début 2025, que les choses vont naturellement continuer dans cette direction : une croissance peut-être “lente” comparativement aux fantasmes de notre écosystème, mais une croissance maîtrisée et stable.
Comme si le fait que ce fut ma réalité depuis des années présageait naturellement le fait que cette croissance va continuer.
Ce n’est pas ce qui s’est passé.
La chute de chiffre d'affaires en 2025
Voici la courbe d’évolution du CA de ma boîte quand on y ajoute l’année 2025 (les données ne sont pas encore totalement finales, le bilan comptable de l’entreprise est encore en cours à l’heure où j’écris ces lignes) :

Après une année 2024 à +180 000€ de CA hors taxes, en 2025 on chute à environ 120 000€.
C’est le chiffre d’affaires le plus bas réalisé depuis que j’ai quitté le statut de micro-entreprise.
C’est en voyant cette donnée s’afficher sur mon écran, et en constatant la réalité que j’ai décrite à la phrase précédente, que la pensée automatique arrive :
“Thomas, c’est ta pire année business depuis le début”.
À partir de l’apparition de cette pensée, il peut se passer deux choses en moi :
1 : je dirige la faute contre moi, mes compétences, mon investissement dans le travail, mes décisions stratégiques, … en me disant que cet “échec” est de ma faute.
2 : je cherche à qui, ou à quoi attribuer cet échec : le marché en récession, les membres de mon équipe qui n’auraient pas assez contribué à mon goût, les vendeurs de rêve d’internet qui volent les client·es et faussent l’écosystème avec leur promesses, …
Avec les années d’accompagnement, je me rends compte qu’entre ces deux pistes on a chacun et chacune un “mode par défaut” quand les choses ne se passent pas comme prévu :
- Soit on retourne la faute contre soi
- Soit on cherche une justification extérieure
Mais dans tous les cas, la réalité est évidemment bien plus complexe.
Je le précise donc : l’objectif de cet article n’est pas de rentrer dans une analyse de “pourquoi mon chiffre d’affaires à baissé et comment je vais le remonter”.
Mon intention ici est plutôt de venir équilibrer mes perceptions sur le fait que cette baisse de CA est nécessairement une mauvaise chose, et voir que ce n’est qu’une petite partie du bilan de l’année 2025.
L’aventure entrepreneuriale est déjà suffisamment émotionnellement chargée, alors ne rajoutons pas de la souffrance à la souffrance en nous auto-critiquant ou en détestant le monde dès que les résultats qu’on espère ne sont pas au rendez-vous.
Je suis d’ailleurs convaincu qu’il est impossible de dresser une corrélation parfaite entre les efforts investis dans son entreprise, et les résultats qui en ressortent.
Les facteurs qui viennent influencer cette équation sont si nombreux et divers, qu’on ne peut pas réduire telle ou telle performance chiffrée à une seule chose.
Les personnes qui vous disent le contraire sont aveuglées par leur propre mythe personnel.
Ce contexte étant posé, et l’intention claire, voici ce qu’il s’est passé pour moi et mon entreprise cette année.
Les années “build” et les années “ship”
À la fin de l’été 2024 j’ai animé à la Maison des Créateurs - le lieu crée par mes amis Killian et Laetitia Talin - un évènement qu’on a nommé “La Rentrée des Freelances”.

Notre volonté avec cet évènement était d’aider es membres de notre communauté à préparer leur rentrée de Septembre en étant plus clair·es sur leurs intentions et leurs objectifs pour la fin d’année.
Pour ça, je leur ai présenté dans ma première intervention de l’évènement un “framework” (désolé pour l’anglicisme, disons un “cadre théorique”) que j’utilise pour aider nos client·es à a se repérer dans la phase actuelle de leur entreprise.
Selon vos enjeux du moment, vous et votre boîte pouvez être soit :
- En phase de construction (Build) : vous êtes en train de bâtir de nouvelles choses (offres, services, outils de communication, …) et la majorité de ce travail se passe en coulisses.
- En phase de déploiement (Ship) : l’enjeu est de déployer ce que vous avez bâti dans le monde, faire en sorte qu’un maximum de vos cibles de communication soient au courant de l’existence de ces choses, … bref : on cours avec le bâton et on délivre, on délivre, on délivre, …
- En phase d’analyse (Digest) : ici on digère touuuut ce qui s’est passé dans la phase de déploiement. Après avoir executé et lancé des choses dans le monde, on prends du recul pour voir quelle suite donner à tout ça. Une fois cette analyse réalisée, on transitionne vers une nouvelle phase construction (build), ou on décide de continuer d’accélérer le déploiement (ship)

En début d’année 2025, je me suis raconté que j'allais être dans une phase d'accélération et de déploiement de ce qu’on avait construit les années précédentes.
Mais je me rends compte avec le recul que j’allais plus vite que la musique.
En 2024 nous avons entamé avec l’équipe un travail de transition de la marque personnelle “Thomas Burbidge”, qui jusqu’alors était un des éléments phares de notre différentiation, vers une marque ombrelle “Kaleidoscope Horizons Inc.”.
L’idée est qu’à terme on puisse décoreller la valeur perçue de notre travail de ma personne physique, et ainsi réduire la dépendance de l’entreprise à “Thomas Burbidge”.
À tord, j’ai cru qu’on était prêt·es à déployer cette stratégie dès début 2025.
Ce qu’il s’est en réalité passé, c’est que la construction de toutes les ressources nécessaires pour cette transition à pris plus longtemps que prévu.
Quand on est en phase “Build”, c’est très difficile de déployer et “Ship” en même temps.
Mes client·es sont souvent frustrées par cette réalité aussi, mais chaque phase à son importance, et il faut la respecter. Si on essaie de faire tout à la fois, au final la dispersion nous ralentit davantage encore.
J’ai, une fois de plus, appris cette dure leçon entrepreneuriale cette année.
2025 n’a pas été une année de déploiement, mais une année de construction de nouveaux “assets” au service de la vision que nous avons posée avec l’équipe pour l’évolution de l’entreprise.
Une année passée à construire des “assets”
Qu'est-ce qu’un “asset” pour un·e entrepreneur·e et son entreprise ?
Si je tente de traduire ce terme en français, j’utiliserai les mots “atout” ou “actif”. C’est un élément sur lequel on peut se reposer et qui agit comme un levier pour le développement de l’entreprise.
J’ai cité plus haut par exemple la marque personnelle “Thomas Burbidge” et la relation que notre communauté entretient avec ma personne. Ma marque personnelle est un atout sur lequel l’entreprise peut se reposer et qui contribue à son développement.
Un autre exemple est mon podcast Young, Wild & Freelance et ses centaines d’heures de contenu pédagogique pour les indépendants et freelances. C’est un actif à exploiter qui contribue au développement de l’entreprise.
Ma liste de lecteurs et lectrices de newsletter est un actif, ma relation avec un grand nombre d’entreprises et de personnes reconnues dans l’écosystème freelance est un actif, ..
Comme les fondations d’une maison, ce sont les actifs qu’on bâtit dans le temps qui constituent la solidité et la robustesse d’un projet d’entreprise.
En 2025, j’en ai construit plusieurs, et pas des moindres. Ce sont en partie ces projets qui m’ont tenu plus éloigné qu’habituellement des tâches plus liées à la génération de chiffre d’affaires.
Évidemment, ce n’est pas la seule raison de la baisse du CA, et si c’était le cas j’aurais pu considérer que j’avais fait une erreur stratégique en priorisant ces projets non directement rémunérateurs dans la même année. Soit.
Voici les assets que j’ai construit en 2025 :
L’écriture et la publication de mon premier livre

Le premier gros projet de construction qui me vient en tête pour cette année 2025 est évidemment l’écriture et la publication de mon livre : “Sauver sa peau, sa boîte et la planète - le guide d’actions écologiques pour entrepreneur·es” aux éditions Eyrolles.
Depuis plusieurs années je sais que “un jour j’écrirais un livre”, mais entre cette idée, et le fait de concrètement réaliser le projet et le voir prendre son envol, il y a tout un monde.
D’ailleurs, le projet du livre n’a pas existé seulement en 2025, puisque j’avais déjà signé le contrat avec l’éditeur dès mars 2024.
Mais c’est cette année que tout est devenu très réel, entre le rendu du manuscrit fin mars, toutes les étapes d’édition et de mise en page, les pré-ventes pendant tout l’été, la sortie officielle en septembre, et les actions de vente et de promotion depuis.
Pendant l’année toute entière, mon livre a habité pleinement mon espace mental - mes réflexions, mes pensées, mes idées - mais aussi mon espace temporel, en prenant BEAUCOUP de place dans mon calendrier et mon organisation au quotidien.

Le premier trimestre 2025 a été marqué par le compte à rebours pour finir le manuscrit à temps.
J’ai passé plusieurs longs week-ends de quatre jours de suite, enfermés dans la maison de mon enfance au fin fond de la campagne, seul avec ma tablette Remarkable à écrire, écrire, écrire, de 9h du matin jusqu'à minuit.
Puis j'ai passé des jours entiers à relire fois et fois encore ce que je venais de terminer de rédiger.
En totalité, j'ai relu mon propre livre une petite dizaine de fois. C’est peut-être tout à fait normal pour tout auteur, mais au bout du compte on ne peut plus voir en couleur (ni en noir et blanc d’ailleurs!) notre propre oeuvre.
Je me souviens qu’à quelques jours seulement de la date de rendu j’avais perdu toute capacité de recul sur ma création, et je demandais souvent à être rassuré aux personnes autour de moi qui m’avaient soutenues dans la phase de relecture et de correction.
Une fois le manuscrit rendu, j'ai passé des heures et des heures à réfléchir à la stratégie de promotion, à faire des allers retours sur la couverture avec mon éditrice, à finaliser les ressources complémentaires, … bref ce projet de livre a été une GRANDE partie de mon année 2025.
Le truc, c’est qu’écrire un livre, avec tout l’investissement émotionnel et temporel que ça demande, n’est vraiment pas un investissement “rentable” au sens financier du terme. En tout cas, à court-terme.
Vous ne le savez peut-être pas, mais lorsqu’on suit le chemin “classique” d’édition d’un livre via une maison d’édition, l’auteur ne touche qu’une toute petite partie de chaque vente. Dans mon cas, c’est environ 1,5€ par livre vendu au prix de 20€ en librairie.
Dans la création d’un livre, il y a beaucoup de personnes concernées (auteur, maison d’édition, imprimerie, libraire, …), et toutes se partagent une part de la vente.
Au final, chaque part de rémunération est minime puisque tant d’acteurs sont impliqués.
Être édité par une maison d’édition
Cette faible rémunération des auteurs, surtout lorsqu’on écrit son tout premier ouvrage et qu’on n’a pas d’historique sur un nombre de ventes de livres par le passé (ce qui rassure les éditeurs sur le fait qu’un livre pourra se vendre en grande quantité - et donc une plus grande partie de la marge peut aller à l’auteur), est une des raisons pour lesquelles il y a un grand débat entre deux voies possibles pour mettre un livre au monde :
- Se faire éditer via une maison d’édition
- Auto-éditer son propre livre dans son coin
Je ne rentrerai pas dans le détail de ces deux pistes et leurs différences ici, de nombreux·ses personnes très compétentes ont déjà largement publié à ce sujet sur internet.
Mais disons qu’il n’existe pas une approche foncièrement meilleure qu’une autre.
Chacune possède des avantages et des inconvénients. En revanche, je vais vous partager les raisons qui m’ont poussées à choisir l’édition “classique” plutôt que l’auto-édition pour mon premier livre.
La première chose qu’il faut savoir dans mon cas, c’est que la maison d’édition est “venue me chercher” pour écrire ce livre, par l’intermédiaire d’Alexandre Dana - le fondateur de LiveMentor - qui joue un rôle de recommandation d’entrepreneurs/auteurs pour la collection Eyrolles Business.
C’est Alexandre qui m’a convaincu qu’il était nécessaire d’écrire CE livre - un livre à destination des freelances et entrepreneurs indépendants, qui marie écologie et entrepreneuriat - et que j’étais la personne la mieux placée en France pour l’écrire.
Sans Alexandre, je n’aurais certainement pas écrit CE livre comme premier livre, puisque le sujet me semblait trop grand, trop complexe, trop ambitieux. Je détaille davantage ce sentiment dans cet épisode de mon podcast dans lequel je parle des coulisses de l’écriture du livre.
Je parle davantage de toutes les coulisses de l'écriture du livre dans une série de podcast que vous retrouverez ici
Évidemment, le fait qu’on “vienne me chercher” à penché très fort dans la balance de mon choix de publier mon livre avec une maison d’édition, et je pense que je n’ai finalement jamais véritablement considéré d’écrire ce livre en auto-édition.
Malgré cela, quand j’y réfléchis aujourd’hui en post-rationalisation, je vois tout de même deux choses qui me font penser que c’était le bon choix pour moi d’être édité pour ce premier livre :
a : La crédibilité de la “marque” d’un éditeur
Je parle depuis quelques années déjà maintenant d’une “crise de la confiance” qui existe dans notre écosystème des créateurs de contenus et accompagnant·es pour entrepreneur·es sur internet.
Malheureusement, il y a eu beaucoup de dérives et de fausses promesses de liberté financière et d’enrichissement rapide qui ont petit à petit tarni l’image de même les personnes les plus sincères et compétentes qui proposent leurs offres d’accompagnement et de coaching.
Je récupère très (trop) souvent dans mes accompagnements qu’on propose des entrepreneur·es qui ont vécu de mauvaises expériences auprès d’autres soi-disants “coachs” et ont du mal à offrir de nouveau leur confiance à quelqu’un qu’iels ne connaissent que d’internet. Et je le comprends tout à fait.
Dans ce contexte, la crédibilité et la confiance deviennent des ressources encore plus précieuses pour exister et durer dans le temps.
Réussir à se faire éditer par une maison d’édition - d’autant plus une maison comme Eyrolles, reconnue comme un des leaders en France des livres non-fiction dans la gestion d’entreprise et l’économie - représente ainsi une opportunité de consolider ma réputation.
L’objet du livre en lui-même est déjà un atout de confiance et de crédibilité, mais le fait qu’il soit édité renforce à mon sens cet effet.

b : l’accès au réseau de distribution des librairies
Il est très très difficile pour un livre auto-édité de réussir à se faire un chemin en librairie en France.
Pour y arriver, il serait nécessaire d’investir un effort commercial colossal pour aller présenter l’oeuvre un peu partout. Et encore, certains réseaux nationaux comme la Fnac ou Cultura qui fonctionnent avec des systèmes d’achats centralisés semblent impossibles à percer sans être déjà bien référencé.
L’avantage de publier un livre via une maison d’édition, c’est donc d’avoir une porte d’entrée vers le réseau national - voire international même - des librairiés.
Depuis que mon livre est sorti en Septembre 2025, mon nouveau jeu préféré est de rentrer dans chaque librairie que je croise pour voir si mon livre est en rayon.
Ce n’est pas toujours le cas - notamment chez les libraires indépendants qui n’ont pas toujours de rayon dédié à l’entrepreneuriat - mais c’est toujours une pointe de fierté lorsque je retrouve mon nom et mon oeuvre.
Ce réseau de distribution, même s’il ne fait au final qu’une toute petite partie du travail de vente, donne tout de même une ouverture à de potentielles nouvelles personnes qui pourraient ne pas me connaître.
Pour un premier livre ça me semblait donc plutôt stratégique.
Ce que l’écriture de ce livre va m’apporter à long-terme
Vous l’aurez donc compris, l’enjeu de l’écriture de ce livre n’était clairement pas financier. La corrélation entre énergie investie et rémunération est fortement négative.
Mais du fait de la crédibilité qu’on offre à l’expertise des personnes devenues auteurs et autrices, ce projet représente un investissement de ma part dans le futur.
Les apports ne se voient pas à court-terme, mais j’ai confiance que ça viendra.
En écrivant ce livre, j’ai désinvesti du temps et de l’énergie dans toutes les actions et les projets qui auraient été plus directement reliés à mon chiffre d’affaires.
Mais il y a plein d’autres choses dans lesquelles j’ai donc investi à la place, des choses qui - je le crois - m’aideront à rendre mon entreprise et mon activité d’accompagnement plus durables et robuste pour le long-terme.
a : ma réputation et ma crédibilité
J’ai déjà mentionné plus haut le fait que publier un livre - notamment via une maison d’édition - renforce nettement la crédibilité qu’on peut associer à ma personne et ma “marque personnelle”, mais j’aimerais m’arrêter un instant de plus sur cette idée.
Imaginons que vous ayez besoin de faire un choix entre deux professionnels ayant un niveau d’expertise quasi-identique pour vous accompagner sur un sujet qui vous tracasse. La seule différence notable qui existe entre ces deux personnes, et que l’une d’elle à écrit et publié un livre.
Dans cette situation, si par ailleurs tous les autres éléments de comparaison sont égaux, il y a de fortes chances que votre choix se porte sur la personne ayant écrit le livre.
Pour moi en tant que coach et accompagnant d’entrepreneurs, je peux avoir exactement la même qualité de réflexion avec ou sans livre, mais le fait qu'il y ait un livre avec mon nom distribué en librairie, ça crée un certain effet.
On se dit :
“ah ouais, il a écrit un livre !”
Pourquoi est-ce que le simple fait d’écrire et publier un livre confère un “bonus” de crédibilité ?
La première explication qui me vient, c’est le niveau d’effort et d’énergie qu’on associe au fait d’écrire un livre.
Comme on projette le fait que ce soit un projet très difficile et très long à réaliser, et que ce n’est donc pas accessible à n’importe qui, on se dit que les personnes qui ont réussi cet exploit ont forcément quelque chose de spécial.
b : le positionnement différentiant de notre offre
La seconde chose dans laquelle j’ai investi avec ce livre, c’est la différentiation de mon entreprise.
Ici ce n’est pas du fait d’avoir écrit un livre, mais plutôt du fait du sujet spécifique que j’y traite. Le fait d’avoir écrit CE livre et pas un autre, est en soit un choix stratégique.
Si je ramène à son essence la plus basique, ce livre est un point de rencontre entre deux grands sujets :
- L’entrepreneuriat et le fait de se lancer à son compte
- L’écologie et la lutte contre le changement climatique
Cette rencontre de sujets relève directement de notre choix de positionnement face à tous les autres acteurs qui existent sur le marché de l’accompagnement des entrepreneurs, indépendants et freelances.
Là où la majorité de l’offre se concentre uniquement sur la stratégie entrepreneuriale “classique”, nous nous efforçons dans tout ce que nous faisons d’intégrer une lecture dite “systémique” à chacun de nos sujets.
Cette lecture “systémique” veut dire que pour chaque question d’accompagnement entrepreneuriale qui nous est posée - par exemple “comment développer une audience sur LinkedIn ?” - nous apportons une réflexion plus large que la simple réponse théorique de comment faire.
Je vais illustrer avec cet exemple.
Imaginons que deux personnes différentes - une graphiste, mère célibataire de 45 ans vivant en zone rurale - et un webdesigner, homme célibataire de 25 ans vivant à Paris - nous contactent tous les deux pour un accompagnement pour développer leur compte LinkedIn.
L’accompagnement que nous proposerons à chacune de ces personnes n’aura absolument rien à voir avec l’autre.
Même si en théorie, l’approche de “comment développer son audience sur LinkedIn” pourra sembler proche, la manière de faire cohabiter cette théorie avec la réalité de la position sociale de ces deux personnes sera elle très différente.
Par exemple, les femmes qui publient sur LinkedIn auront énormément plus de “push-back” (c'est-à-dire de personnes dans les commentaires qui pourraient remettre en question leur expertise) que les hommes.
Ainsi, la résilience émotionnelle pour réussir à traverser les critiques et les doutes, et savoir répondre aux commentaires de ce type, sont des compétences que les femmes doivent beaucoup plus maîtriser que les hommes en se lançant sur LinkedIn.
Mais si on n’apporte par une lecture “systémique” (c’est à dire qui prends en compte les différents systèmes dans lesquels nos client·es et bénéficiaires évoluent - et la place de ces individus au sein de ces systèmes), on ne peut pas avoir ce niveau de justesse individuelle dans la façon d’accompagner.
La plupart des accompagnements entrepreneuriaux ne proposent malheureusement qu’une lecture individuelle et individualiste des situations.
On essaie de faire rentrer tout le monde dans un moule unique, et c’est ainsi qu’on laisse les personnes les moins privilégiées sur le banc de touche.
C’est cela la position unique que je cherche à construire pour mon entreprise sur le marché : celui d’un accompagnement entrepreneurial plus proche de la réalité unique de chacun et chacune de nos client·es grâce à une meilleure compréhension du monde dans lequel elles vivent.
Bien sûr, nous avons une forte expertise de la théorie liée au développement d’entreprise.
Mais ce qui compte plus encore, c’est comment adapter cela à des situations de vies radicalement différentes en prenant en compte les enjeux écologiques, économiques, politiques, sociologiques, … dans lesquels nos client·es se trouvent.
Pour en revenir au livre, le mariage que j’y propose entre les enjeux de développement de son entreprise indépendante, et le fait de contribuer très concrètement à la sauvegarde de notre espèce humaine et notre habitat, constitue une incarnation spécifique de notre positionnement.
Ce n’est pas juste “un autre livre business” parmi d’autres.
C’est une lecture unique de la réalité des freelances et indépendant·es pour qui l’écologie est un sujet important dans leur vie, voir une préoccupation du quotidien.
Ces personnes sont de plus en plus nombreuses, car cette réalité est de plus en plus présente dans nos vies à tous et à toutes, plus on voit les conséquences du changement climatique dans notre quotidien.
Mon souhait, c’est que le jour où ces personnes cherchent à se faire accompagner pour leur aventure entrepreneuriale, c’est qu’elles se tournent vers nous, du fait de notre positionnement.
L’enjeu est que toutes ces personnes se reconnaissent dans nos valeurs et nos engagements pour le monde qui nous entoure, et qu’elles se sentent inspiré·es par la vision entrepreneuriale que nous proposons, loin du “quand on veut on peut” et des injonctions à la productivité toxique de la hustle culture américanisée.
Le livre, est un véhicule pour communiquer cette vision et ce positionnement là, au delà des sphères de contenu dont j’ai davantage l’habitude sur internet.
c : une porte d'entrée dans mon univers d'offres
La dernière chose que je mentionnerais sur la pertinence long-terme de ce livre, c’est qu’il ajoute dans l’écosystèmes des “offres” de mon entreprise une option très accessible vers notre pensée et nos idées sur l’entrepreneuriat.
Alors pour des personnes qui suivent notre travail de loin, ou alors qui ont une défiance naturelle envers le milieu du “coaching business”, pouvoir payer seulement 20€ pour “goûter” est une porte d’entrée pertinente la où nos accompagnements démarrent en général plutôt vers 1500€ (notamment du fait que nous avons décidé de nous focaliser sur de l’accompagnement long-terme - minimum une année - sur nos programmes de groupe).
Le livre constitue ainsi un premier pas dans notre univers, pour petit à petit créer de la proximité et peut-être une collaboration plus engageante dans le futur.
Tout ce travail investi dans ce livre va donc apporter de belles choses, même si à court-terme sur l’année 2025 il m’a certainement “coûté” une partie du chiffre d’affaires que j’aurais réalisé si ce projet n’existait pas. Au début de cet article, je me racontais que “cette année à été nulle”, alors que c’est tout de même l’année de naissance de mon tout premier livre, un basculement MAJEUR dans ma vie d’entrepreneur.
Ce qui est certain, c’est que j’ai l’impression d’avoir été “piqué” par la petite bête de l’auteur, et que j’ai très envie d’en écrire et publier d’autres dans les prochaines années.
2 : la construction d’un nouveau site internet pour incarner la marque ombrelle
Le second atout très important sur lequel j'ai énormément travaillé cette année - et qui pour autant à court terme n'est pas directement corrélée avec le chiffre d'affaires - c'est notre nouvelle identité d'entreprise et le site internet qui y est associé.
Passer d’une marque personnelle à une marque d’entreprise
J’avais annoncé il y a déjà un long moment dans notre newsletter et sur le podcast que nous entamions une transition stratégique pour passer de “Thomas Burbidge” - la marque personnelle - à une marque ombrelle qui permettrait de se décorréler le travail que nous réalisons de ma personne unique.
Je ne veux pas être le goulot d’étranglement de notre projet, ni être érigé comme une star autour de laquelle tout gravite.
Cette marque ombrelle porte donc le nom de mon entreprise - Kaleidoscope Horizons Inc. - et s’est incarnée publiquement sur ce site sur lequel vous lisez cet article.
Nous avions entamé la refonte de l’identité visuelle déjà fin 2024, mais la création et le développement du site a demandé énormément de travail, de temps de réflexion pour la structure, et beaucoup beaucoup de collaboration avec notre merveilleuse webdesigner (qui a été une de mes clientes de coaching individuel pendant une année entière) : Caroline Teulery.
J'ai interviewé Caroline sur notre podcast il y a quelques années si vous voulez découvrir davantage son parcours et son travail.
Presque une année entière s’est écoulée entre les premières réflexions de structuration et de stratégie et la publication du site. Certaines étapes ont été plus rapides que d’autres, mais certaines phases - comme la transition lente et douloureuse de notre bibliothèque de plus de 250 pièces de contenu d’un CMS (système de gestion de contenu) à un autre - ont contribué à repousser plusieurs fois la deadline de publication.
Tenir ce gros projet de refonte de fond, en parallèle de celui de l’écriture et de la publication du livre, a été par moment tout bonnement impossible, puisque par ailleurs j’avais évidemment déjà un emploi du temps bien rempli par les accompagnements, séminaires, conférences, .. et tout ce que je fais au quotidien pour nos client·es.
Peut-être aurait-il été préférable de tenir ces projets un à la fois, peut-être pas.
Mais de mon point de vue, il y a un lien fort qui existe entre le livre, et le site, sur le saut que nous cherchions à réaliser en termes de valeur perçue et de crédibilité et confiance.
Comme on dit qu’une image vaut parfois mieux que 1000 mots, comparons la page d’accueil de mon ancien site avec le nouveau :

Comme vous le voyez sur l’image, il y a clairement un monde qui sépare ces deux sites internet.
Le premier renvoie l’image du solopreneur qui a bricolé avec ses compétences acquises au fil de l’eau. Le contenu sur le site peut être très bon, mais le contenant lui n’était pas du tout au niveau.
Ce site à mon nom, je l’avais ouvert pour la première fois en 2018, alors que j’étais encore freelance en stratégie de marque. Il s’est mué petit à petit par les évolutions de mon activité en y rajoutant brique par brique des articles, puis la collection de mes épisodes de podcast, puis des pages d’inscription à des évènements, des lead-magnets, des pages de vente pour nos programmes et formations, … bref, au fil de l’eau c’était devenu une collection hasardeuse de pages plus qu’un site pensé pour un objectif spécifique.
Alors qu’avec ce nouveau site, on distingue vraiment un univers à part entière et une image beaucoup plus travaillée.
Il y a aussi tout un parcours utilisateur qui a été murement réfléchi, avec une architecture spécifique pour nos contenus afin d’aider notre communauté à trouver plus facilement ce qu’ils et elles recherchent.
Bref, ce site représente un autre atout de taille pour notre valeur perçue et notre crédibilité, puisqu’il conditionne également quelque part la première impression que les personnes qui ne nous connaissent pas auront de notre travail.
Améliorer mon référencement naturel (objectif cassé ?)
Lorsque nous avons démarré le travail sur ce nouveau site internet, il y avait un autre enjeu long-terme que j’avais en tête et sur lequel je n’avais jamais travaillé très sérieusement : notre référencement sur les moteurs de recherche (dit SEO en jargon marketing anglo-saxon).
Uns de nos atouts en tant qu’entreprise, c’est que depuis 2018 j’ai crée plus de 250 pièces de contenus sur tous les différents aspects de l’aventure entrepreneuriale : des articles, des podcasts, des vidéos, des newsletters, …
Mais ces contenus ont beau exister, ce n’est pas pour autant que les personnes que l’on souhaite avoir autour de nous dans notre communauté et notre audience les trouvent sur internet et les réseaux.
Pour valoriser davantage toutes ces heures de travail investies à créer, je me suis dit qu’il était temps de travailler plus sérieusement sur le référencement de chacune de ces pièces de contenu pour que de nouvelles personnes découvrent notre travail via les recherches Google, Ecosia, … (et autres moteurs de recherche).
Pour ça, j’avais besoin de clarté.
Avant le projet de construction du nouveau site, tous les contenus que j’ai crée depuis que j’ai commencé à écrire sur internet n’étaient que partiellement organisés dans une base de données.
J’ai passé des très très (très) longues heures cette année à minutieusement réorganiser et ranger tous ces contenus pour qu’il soit beaucoup plus fluide de les transférer sur le nouveau site avec un travail de référencement naturel bien plus fourni.

Grâce à cette re-organisation, j’ai pu attaquer article par article, podcast par podcast, un retravail des titrages et du contenu pour que chacun soit mieux référencé sur google.
Mais en parallèle de ce travail de l’ombre dans Notion, le monde à bougé.
Ces derniers mois et années, les cartes de la stratégie de référencement naturel sont totalement rabattues.
La cause ?
L’adoption massive des outils LLM sous forme de chatbots conversationnels type ChatGPT, Claude, Perplexity, …
Là où historiquement pour chercher réponse à nos questions, nous avions recours à des moteurs de recherche, aujourd’hui de plus en plus de personnes posent directement leurs questions à ces intelligences artificielles conversationnelles.
Parfois ces réponses pointent vers des sources externes sur internet, mais la plupart du temps la réponse est donnée directement dans la conversation en s’inspirant de tout ce qui est écrit sur internet, mais sans citer ses sources.
Ainsi, le traffic de milliards de sites internets est en chute libre.
Le Reuters Institute for the Study of Journalism indique par exemple dans un de leurs rapports que les grands sites de médias en ligne ont perdu 33% de leur traffic depuis Google en l’espace d’une année, ce qui représente des millions et des millions de visites chaque mois.
À l’échelle d’un site pour une petite entreprise comme la mienne, les chiffres ne sont pas aussi drastiques, mais ce recul de la visibilité organique (à opposer à la visibilité payante venant de la pub) peut faire une très grande différence.
Toute cette évolution des règles du référencement naturel et des réflexes de recherche par les internautes est encore assez incertain, mais ce qui est sûr c’est que les règles de cette stratégie de visibilité sont en train de changer.
Pour autant, c'est une stratégie sur laquelle je veux continuer de miser ne serait-ce que par “hygiène numérique” pour que les choses que j’écris et j’enregistre en audio/vidéo soient bien rangées et mises en avant.
Pourquoi investir autant de temps à créer du contenu de qualité si ensuite il n’est pas lu, écouté, visionné par les personnes pour qui je l’écris ?
Je ne sais pas si j’aurais des résultats aussi probants que ceux que j’espère sur le nombre de personnes qui pourront découvrir mon travail via les recherches google, mais je veux enfin tester sérieusement cette stratégie.
Vous l’aurez compris, investir autant de temps sur mon site et son contenu m’a, la aussi, éloigné des tâches plus directement corrélées à mon chiffre d’affaires.
Mais là aussi, je fais le pari que ce seront des atouts majeurs pour le futur et la durabilité de mon entreprise.
La charge mentale et l’allocation de ressources limitées.
Vous vous souvenez peut-être d'un article que j'avais écrit à la fin de l’année 2024 dans lequel je documentais la sensation que j’avais d’être très (trop) proche d’un épuisement professionnel (j’utilisais le terme burnout par simplicité dans cet article).
Un des éléments dont je parle dans cet article, est le “poids mental” que représentent tous les projets en cours ou “à terminer” dans notre espace mental, même si on n’y dédie aucun temps concret dans notre agenda.
Juste le fait que ces projets existent, dans un coin de nos têtes, représente une charge mentale qui s’accumule dans le temps.
Les deux projets que j’ai mentionné ci-dessus - mon livre, et notre nouveau site internet - ont été en 2025 des projets de ce type.
Je n’ai pas travaillé dessus tous les jours, ni toutes les semaines, mais toute l’année ces deux projets ont habité ma tête et mes pensées.
Entre les deadlines diverses pour rendre le manuscrit de mon bouquin, le lancement, le suivi des ventes chaque semaine, … une fois qu’on a écrit un livre, il ne nous quitte plus jamais. Il n’y a pas de fin.
C’est comme ces onglets toujours ouverts sur notre navigateur internet qui représentent toutes les choses qu’on voudrait lire, et qu’on ose pas fermer par peur de ne plus jamais les retrouver.
Je sais que le projet “livre” ne me quittera plus jamais, et sera toujours dans un coin de ma tête.
Et c’est pareil pour le site internet, démarré en janvier, publié en Décembre, mais sur lequel le travail n’est jamais vraiment terminé avec toutes les améliorations, les corrections de bug, les nouveaux contenus à y mettre en page et publier, …
Même sans agir concrètement dessus, la charger mentale de ces deux projets est toujours présente.
Cette charge à clairement joué un rôle dans le fait de ne pas avoir alloué le temps ou l’espace mental à des projets ou tâches plus directement corrélées au chiffre d’affaires de l’entreprise - comme par exemple le suivi commercial.
Mais au-delà des projets “pro” comme le livre ou le site, il y a aussi autre chose dans ma vie qui a pris plus de place et d’importance dans mon temps et mon esprit, et qui m’a potentiellement éloigné du travail que j’aurais pu faire pour maintenir mon CA ou continuer de le faire progresser.
Là aussi, c’est un actif sur lequel j’ai énormément investi qui n’agit pas directement sur la “performance” financière de ma boîte, mais plutôt sur sa longévité.
Cet “actif”, c’est tout simplement moi. L’entrepreneur qui a fondé et dirige l’entreprise. Ou pour être plus précis, ma santé mentale et physique. Est-ce qu’il existe un atout plus précieux et plus important pour la longévité et la durabilité de mon entreprise que mon propre bien-être ?
La prochaine section de cet article est dédié à cet “actif” là, puisqu’en 2025 il y a un basculement gigantesque dans la hiérarchie des domaines qui occupent mon temps et ma vie, avec des résultats très tangibles sur ma santé mentale, ma santé physique, et ma sensation de stabilité dans ce monde dans lequel je trouve qu'il est parfois difficile de vivre.
Le travail n’est plus ma priorité ultime
Dans cet article comme dans beaucoup de mes contenus, je vous parle souvent de l’écart qui règne souvent entre :
- Les grands discours porté dans notre écosystème de l’entrepreneuriat indépendant et du “coaching business”
- Et la réalité vraiment vécue par les +1 million de freelances dans le pays
Il y a un aspect particulier de ce “discours dominant” qui règne dans nos milieux qui tourne autour du caractère supposément méritocratique de l’aventure entrepreneuriale.
Un genre de “quand tu veux, tu peux” qui laisse entendre que si un individu veut absolument avoir tel type de résultats, ou de mode de vie, ou de liberté, alors il est possible de l’obtenir simplement par la force brute de l’investissement de suffisamment d’énergie ou de temps.
En gros : si tu veux “réussir”, ça ne dépends que du fait de bosser suffisamment dur et longtemps pour y arriver.
Ce que ce discours nous invite à suivre, c’est la voie de la performance. Et à force d’être exposé fois et fois encore à cet imaginaire, par la simple force de la répétition, on se retrouve conditionnée à agir en ce sens.
On se raconte - pas toujours consciemment - que la seule chose qui nous sépare de la “réussite” que l’on souhaite, c’est cet effort nécessaire à investir, et sa matérialisation par des mesures associées : plus d’heures de travail, plus de chiffre d’affaires, etc…
Dans notre manière d’accompagner nos client·es, et dans l’imaginaire que l’on cherche à véhiculer dans nos contenus, on essaie tant bien que mal de nous éloigner de ce discours et d’en construire un nouveau.
Mais comme vous qui me lisez ici, je baigne dans cette même réalité et ce même écosystème qui reste encore dominé par ces idées. J’en suis d’ailleurs en quelque sorte un fruit, puisqu’est c’est en partie cet écosystème du “business en ligne” qui m’a façonné au fil de dans mon aventure professionnelle.
Chaque jour, que je le veuille ou non, je suis exposé et soumis à cette vision là du monde, à tous ces contenus qui le véhicule, et aux pensées automatiques qui en résultent. La pensée que j’ai nommé dans les toutes premières phrases de cet article en est un exemple criant.
Même si je suis conscient que ce n’est pas tout à fait la vérité, que l’intensité productiviste de travailler fort, beaucoup et longtemps à beaucoup de conséquences sur notre santé mentale, je tombe moi aussi malgré moi dans certains travers.
Une des manières dont ça s’incarne, c’est que depuis maintenant presque 10 ans d’entrepreneuriat j'ai toujours eu la sensation que le travail était une des choses les plus importantes pour moi dans ma vie.
Comme si dans une éventuelle hiérarchie des domaines de vie dans lesquels je m'épanouis le plus et qui sont le plus important pour moi, le travail arrivait systématiquement en tête.
C’est ainsi que j’ai investi l’immense majorité de tout ce qui me rends vivant dans mon entreprise.
J’ai beaucoup baigné dans l’enchainement d’idées suivante :
- Si je mets dans mon travail toutes les choses qui me passionnent et me stimulent..
- .. alors je serais tellement passionné par mon travail..
- .. qu’il sera simple d’y investir tout le temps et l’énergie nécessaire pour réussir ..
- .. et ainsi avoir une vie professionnelle épanouissante et une belle liberté financière.
Pendant longtemps, j’ai vécu cette vision à fond, et j’ai investi dans le travail et dans mon entreprise l’intégralité de ce que je vais appeler mon “besoin de progression”.
Je crois que nous avons tous et toutes quelque part en nous le besoin de sentir que nous avançons vers quelque chose, qu’on progresse vers quelque chose.
Ça peut être de sentir qu’on apprends des choses et que notre compétence se développement, par exemple un instrument de musique, ou alors qu’on se renforce musculairement pour le sport, …
Peu importe ce que c’est, mais je pense qu’il nous faut au moins quelque part où on sent qu’on progresse vers quelque chose.
Dans mon cas, j’ai énormément nourri ce besoin dans le travail. Par exemple, grâce à l’infinité de tous les contenus “business” que j’ai écouté, lu, regardé depuis que je suis entrepreneur.
Mais au fil du temps j’ai commencé à relier TOUS les endroits où je pouvais progresser à un bénéfice pour mon entreprise. Chaque livre que je me mettais à lire DEVAIT absolument m’apporter quelque chose pour ma boîte, sinon ça ne valait pas la peine d’être lu.
Pendant longtemps, ça m’a été bénéfique, j’avais la sensation que tout ce qui m’arrivait de bon nourrissait mon projet et que je devenais chaque jour “un peu meilleur” et que grâce à ça je me rapprochais de mes objectifs.
2024 à été un tournant pour ça, avec ce fameux épisode d’épuisement professionnel. C’est d’ailleurs la seule année depuis 2021 où je n’ai pas produis un contenu de ce type pour faire le bilan.
À ce moment là, j’ai quasiment quitté mon entreprise pendant plusieurs mois pendant lesquels je travaillais au grand maximum 2 heures par jour.
Et c’est à ce moment là, du fait de prendre autant de recul de mon entreprise, et d’avoir autant de temps disponible pour les autres domaines de ma vie, que je me suis rendu compte que j’avais investi dans le “business” TOUT mon besoin de progression et mon épanouissement.
C’était presque comme si je ne savais pas quoi faire de moi sans le travail.
Pendant cette période, notamment pour m’aider à stabiliser mon état de santé mentale qui n’était pas glorieux, je me suis mis à faire beaucoup de sport.
Je me suis inscris à une salle de crossfit proche de chez moi, et cette pratique sportive (qui est disons le, plutôt intense et plutôt engageante) m’a depuis offert une des transformations les plus bénéfiques de mon année 2025.
Cette année, j’ai senti que mon besoin de progression avait quitté le travail, pour venir se loger dans ma pratique sportive.
Le crossfit est un sport particulier qui mélange du travail cardio, de force (avec l’haltérophilie) et aussi de technique (avec la gymnastique).
Le tout dans un cadre très ludique avec un entrainement qui change tous les jours et ne se ressemble jamais, et avec une dynamique communautaire très soudée et solidaire les uns des autres.

Au début, c’est assez impressionnant à pratiquer parce qu’il y a BEAUCOUP à apprendre.
Mais au fil du temps on commence à comprendre et maîtriser les mouvements et les exercices. Ce qui m’a surtout rapidement accroché c’est qu’à chaque séance on se sent, et on se voit progresser.
Globalement, le Crossfit coche toutes les cases de ce qui peut me faire prendre du plaisir dans une activité : la communauté, l’aspect ludique, la variété, et pour être honnête aussi le petit côté défi personnel.
Toutes ces choses, je les trouvaient auparavant quasi exclusivement dans l’aventure entrepreneuriale et le travail.
Mais petit à petit, en commençant par cette période où j’ai pris beaucoup de recul par rapport à ma boîte, ça s’est décalé vers le sport.
Je sentais que mes séances de crossfit nourrissait mon besoin de progression, et parfois il faut le dire aussi le désir de performance que j’ai hérité du monde “business”.
À la fin de mes séances j’étais fier d’avoir donné le meilleur de moi.
Ce qui est fascinant, c’est que plus je ressentais que ce besoin était nourri dans le sport, moins j’en ressentais le besoin dans le travail.
Cette année plus que jamais auparavant, j’ai eu la sensation de me rendre au travail “comme si j’étais salarié” - dans le sens où je ne ressentais plus autant la pression de la performance et du fait de devoir faire de grandes choses.
J’allais au travail, je travaillais, et je rentrais chez moi.
Comme s’il y avait une forme de détachement - surtout vis à vis des résultats et de mon implication émotionnelle dans le fait de désirer les obtenir.
Attention, je n’ai pas perdu l’amour que j’ai pour mon métier et pour ce que je fais, je reste totalement heureux et épanoui d’avoir l’honneur d’accompagner les personnes que j’accompagne.
Simplement j’ai mis beaucoup moins d’attentes et d’attachement face aux “performances” que j’aurais voulu avoir avec mon entreprise.
Au final, alors que j’aurais pu être pétrifié de stress du fait de la baisse de chiffre d’affaires et de toutes les conséquences qui en sont issues sur les finances de l’entreprise (comme le fait de diminuer mon salaire de 500€), je l’ai assez bien vécu.
Je me suis senti beaucoup plus stable émotionnellement que mes “meilleures” années business.
Est-ce que mon “désinvestissement” émotionnel du travail a été une des causes de ma baisse de chiffre d’affaires ? Peut-être.
Est-ce que je suis plus épanoui avec ce moins grand attachement aux performances de ma boîte ? 1000 fois oui.
Et c’est finalement pour cette stabilité émotionnelle et mentale qu’au final, je suis absolument ravi de comment cette année s’est déroulée. J’échangerai de nouveau avec grand plaisir ces 60 000€ de CA perdu pour l’équilibre émotionnel que je vis actuellement.
Aujourd’hui, le travail c’est le travail.
Avant, le travail, c’était la vie.
Si je devais refaire cette hiérarchie de mes domaines de vie aujourd’hui, le sport et la santé ont largement dépassé le travail et l’entrepreneuriat, et je crois que je m’en porte bien mieux.
Les asymétries d’efforts et de résultats
Si je résume mon point précédent : le sport nourrit aujourd’hui mon besoin de progression, et mon désir de performance, là où auparavant ces je nourrissais ces deux choses exclusivement via le travail et l’entrepreneuriat.
Je sépare volontairement les deux d’ailleurs :
- Le besoin de progression : je crois que nous avons tous et toutes besoin de sentir que nous sommes en progression vers quelque chose
- Le désir de performance : du fait de notre conditionnement dans un monde et un écosystème entrepreneurial obsédé par la performance, nous avons parfois malgré nous ce désir de nous aussi, faire des performances
Ce que j’ai trouvé frappant dans mon expérience personnelle, c’est que j’ai trouvé dans le sport une manière beaucoup plus prédictible, et donc satisfaisante, de remplir mon besoin de progression (et d’autres d’ailleurs).
Quand je vais à une session de crossfit - qui dure en générale une heure - où alors que je fais une sortie running, j’ai un retour quasi direct sur mon investissement d’énergie et de temps.
À la fin de ma séance, j’ai un bénéfice direct :
- un shoot d’hormones (endorphines) qui font que je me sens vraiment bien
- la fierté d’avoir dépassé la flemme et d’être allé bouger
- un esprit beaucoup plus clair du fait de m’être concentré sur mon corps et pas mes pensées pendant 1 heure
- une sensation de mieux-être et de stabilité émotionnelle globale
- et parfois, le petit kiff d’avoir senti que j’avais progressé par rapport à la séance précédente
J’ai trouvé dans le sport une corrélation assez directe entre efforts investis, et bénéfices reçus.
Cette corrélation est beaucoup moins claire dans l’entrepreneuriat.
Quand on se bouge pour notre entreprise, chaque effort ou unité de temps investie ne donne pas nécessaire un retour et un bénéfice direct. Il y a certaines choses dans lesquelles on doit s’investir pendant des jours, des semaines et des mois avant de commencer à goûter aux bénéfices.
Ce retour variable c’est à la fois ce qui peut nous rendre accro au travail - puisqu’on n’a jamais les mêmes résultats au même moment, c’est stimulant - mais à la longue cela demande beaucoup de résilience émotionnelle.
Pour beaucoup d’entrepreneurs qui démarrent leur aventure et qui entendent partout ces discours de “quand on veut, on peut”, ou alors “travaille dur, et tu vas réussir”, la réalité leur prouve tout autre chose. On peut ”travailler dur” pendant des mois, et qui pour autant n’ont pas les retours espérés sur leur investissement.
Cette asymétrie entre efforts et résultats fait intimement partie de l’expérience de l’entrepreneur.
Et de ce fait, ça peut être difficile de nourrir nos besoins - notamment le besoin de progression - quand on concentre TOUT dans le travail.
C’est je crois la raison centrale pour laquelle le sport à pris beaucoup plus de place et d’importance dans ma vie en 2025. Je sais ce que j’y investis, mais je sais aussi ce que j’en retire, notamment sur le plan de la stabilité émotionnelle et la qualité de ma santé mentale. Et ces atouts là, me permettent d’être beaucoup plus apaisé avec la variabilité de l’entrepreneuriat.
Par le passé, mon bien-être émotionnel était beaucoup plus lié à mon entreprise : quand le business allait bien, j’allais bien.
Mais comme c’est impossible d’avoir 100% de contrôle sur les résultats de son entreprise, notre bien-être varie sans qu’on puisse y faire grand chose à part travailler plus dur et plus fort encore - sans être certain que ça va améliorer la situation.
Aujourd’hui, mes besoins de progression et mon bien-être sont davantage nourris par ma pratique sportive, et je peux ainsi me présenter au travail, offrir le meilleur de moi, et être plus détendu quand les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous comme je l’espère.
Disons que j’ai des appuis plus solides pour encaisser les éventuels coup dur et les erreurs de parcours.
Peu importe les résultats et les performances financières de mon entreprise, je sais que grâce au sport je peux me sentir stable et prêt à répondre.
L’actif le plus précieux pour tout entrepreneur : sa santé
Parmi tous les actifs que j’ai construit cette année, je pense sincèrement que celui-ci est le plus important de tous.
On sait tous et toutes à quel point la sédentarité de l’entrepreneur qui passe ses journées assis derrière un écran à des conséquences dramatiques sur notre santé physique et mentale - à court et à long-terme. Investir dans une activité physique qui me fait bouger et quitter l’écran et certainement une des actions les plus au service de la durabilité de mon entreprise.
Alors oui, en mettant plus de temps et d’énergie dans le sport (parfois jusqu’à 4 demi-journées par semaine) je me désinvestis un peu de mon entreprise et du temps que j’aurais pu passer sur les actions commerciales.
Mais c’est aussi en remettant ma santé sur le premier plan que je m’offre la résilience et la robustesse pour faire face aux défis que l’entrepreneuriat nous lance chaque jour.
Avec cette perspective là, il y a une part de moi qui se dit que cette année, malgré la perte de 60 000€ de chiffre d’affaires, est certainement l’année entrepreneuriale la plus importante (en d’autres termes - la meilleure) que j’ai vécue depuis le début.
En 10 ans d’entrepreneuriat je ne me suis jamais senti aussi stable émotionnellement, alors même que les finances n’étaient pas au rendez-vous, ou que mon associée à été éloignée du travail pendant 5 mois (oui je vous en avais pas parlé de ça encore, mais ça a évidemment joué).
Cette prise de conscience me fait me demander :
“Est-ce que la “réussite” entrepreneuriale, ce ne serait pas cette sensation de stabilité et de sécurité émotionnelle ?
Le fait de se sentir prêt·e à avancer, peu importe les conditions qui nous font face”
Je crois que cette sensation et cette expérience de vie à plus de valeur que n’importe quel chiffre d’affaire affiché sur un bilan comptable.
Alors voilà, merci 2025 de m’avoir ouvert les yeux et le coeur, et bon débarras à cet argent qui n’est pas tombé sur notre compte bancaire. Je n’ai pas besoin de toi pour me sentir bien.